Colloque international « Affinity Therapy »

 APPEL A COMMUNICATION

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L’« Affinity therapy » est un concept introduit aux USA en avril 2014 par Ron Suskind, célèbre journaliste new-yorkais et Dan Griffin, thérapeute, pour qualifier l’étonnante sortie du repliement autistique d’Owen Suskind grâce à son « affinité » – c’est-à-dire son intérêt spécifique consacré aux films de Disney. Peu de temps auparavant, K. Barnett avait, elle aussi, relaté sa satisfaction d’avoir pris le parti courageux, contre l’avis des spécialistes, de favoriser la passion de son fils autiste pour le déplacement de la lumière dans l’espace, grâce à quoi il est devenu chercheur en astrophysique. L’écho considérable dans les médias anglo-saxons de l’ouvrage de Suskind (Life, Animated. 2014) et à un degré moindre de celui de K. Barnett (L’étincelle. 2013) contraint aujourd’hui les spécialistes, notamment aux USA, à une modification radicale de la considération des intérêts spécifiques dans le traitement des autistes : naguère fustigés comme des « obsessions » ou des « lubies passagères », ils tendent à devenir le support principal du traitement. Cela en conformité avec l’opinion des autistes de haut niveau : la trappe à serrer de Temple Grandin n’avait-elle pas déjà établi le bénéfice qu’il est possible de tirer des passions des autistes ? Ainsi, ce colloque aura pour visée de montrer comment la plupart des autistes témoignent de l’appui fondamental que constituent leurs affinités. Ce colloque se donne également pour objectif de déplier et d’analyser les différentes méthodes comportementales, cognitives et psycho-dynamiques qui utilisent les centres d’intérêt de l’autiste, soit comme renforçateur positif, soit comme vecteur pour développer les compétences sociales et d’en étudier les conséquences thérapeutiques. De même en ce qui concerne la prise en compte des affects, des objets autistiques, des obsessions ou passions. En effet, les méthodes recommandées en France par la Haute Autorité de Santé cherchent à modifier les comportements ou la cognition des autistes, mais elles souffrent d’un déficit de prise en compte de la vie affective. Le programme de Denver tente d’y remédier : en laissant les enfants exprimer leurs choix quant aux apprentissages proposés, il s’intéresse aux motivations et ne néglige plus l’affectivité consciente. Cependant un franchissement se produit quand les passions sont prises en considération. En introduisant un élément qui déborde la volonté du sujet, un élément affectif de l’ordre du « plus fort que soi », alors le centre de gravité du traitement se déplace. Ce n’est plus le savoir technique de l’éducateur qui dirige, mais la passion ou l’affinité du sujet, qu’il s’agit de stimuler, mais qui ne se maîtrise pas. La montée au premier plan de la prise en considération des intérêts spécifiques, non plus comme renforçateurs des apprentissages, mais comme moteurs des traitements, annonce un retour des méthodes psychodynamiques. C’est pourquoi une place majeure sera donnée à la pratique institutionnelle auprès des autistes.

Vous êtes invités à envoyer un argument de 1500 signes ou un texte de 9000 signes pour le 15 décembre 2014 à myriam.perrin@univ-rennes2.fr et jean-claude.maleval@univ-rennes2.fr, objet : Proposition colloque AT.

Les textes seront à adresser avant le 31 janvier 2015.

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