Clarisse, Fabien, Zadig, Louis et Georges // 1er avril 2017

Retour sur La Journée de l’Autisme et Les Cabarets de la Fraternité avec un texte de Clarisse, soeur de Fabien, que leur papa avait lu à Bordeaux, une interview de Zadig qui a eu envie de parler de sa position de frère, ainsi qu’une vidéo prise sur le vif de Louis et Georges et que nous avons diffusée le 1er avril.

Témoignage de Clarisse, la soeur de Fabien

Clarisse et Fabien

Un samedi soir. Ce soir là, j’étais entourée de mon père et de mon petit frère. Nous avions partagé un bon repas. Puis, Fabien était sorti de table pour vadrouiller à ses occupations. Il est revenu quelques minutes plus tard vers mon père pour lui demander quelque chose puis il est reparti. Ensuite, de manière spontanée, Fabien est venu s’asseoir sur mes genoux. A cet instant, je lui ai proposé d’être transporté dans un monde imaginaire. Cette idée m’a traversé l’esprit sans aucune réflexion préalable. C’est venu soudainement ! Je me suis laissée porter par mon imagination. Le bruit des vagues était un moyen d’entrer en matière pour créer une atmosphère de détente. J’effectuais des mouvements de va et vient. Tout en racontant une histoire, je voyais mon petit frère qui levait les bras tout en étant crispé et en les bougeant. Cela signifiait qu’il était heureux. Il était comme un petit oiseau qui essayait d’effectuer son premier vol. Des cris de mouette s’ajoutaient à cette atmosphère. Fabien se sentait bien. Je reproduisais ces mêmes gestes pour qu’il se sente apaisé. Je n’avais plus de notion de temps. Moi même, j’étais dans une certaine plénitude. Il voulait que je continue encore et encore. Mon père s’est joint à nous pour former un trio. Ce fut une belle symbiose !

L’interview de Zadig

Louis et Georges sur le vif

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A propos LaMàO1

« La main à l’oreille » a été créée par des parents et amis de personnes autistes, avec pour objectif de promouvoir une approche qui prenne en compte leur subjectivité et accueille leurs inventions. Nous considérons qu’une place doit être faite, dans la Cité, au mode d’être autistique, sans se référer à une norme sociale ou comportementale. Dans l’éventail de leurs expressions, les autistes nous montrent qu’aucune personne autiste n’est pareille à une autre, comme il en est pour tout un chacun. Ils confirment ainsi que l’autisme, inséparable de la personne, ne la résume pas. Nous souhaitons en témoigner dans notre association.
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